L'expérience du sur-mesure autrement

J’ai testé l’expérience Reformation à New York

J'ai testé l'expérience Reformation à New York

En mai dernier, après le rythme effréné des deux pop-ups, nous avons pris quelques jours off pour nous évader à New York avec mon chéri.

 

Lors de ce voyage, nous avons surtout profité des rues de Manhattan pour se balader et pour explorer les boutiques de la ville en quête de nouveautés, d’inspiration et observer notamment leur « Green level » . Je ne pouvais donc pas passer à côté de la boutique Reformation.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Reformation est une marque née Outre-Atlantique il y a une petite dizaine d’années, fondée par l’ex mannequin Yael Afflalo. elle propose une mode industrialisée mais responsable jusqu’au bout des doigts.

Je suis la marque depuis un petit bout de temps sur Instagram et notamment, sa fondatrice qui est à la fois ultra engagée et inspirante mais consciente des enjeux business et qui manie les codes de la mode sur le bout des doigts.

 J’avais donc très envie de voir en vrai , toucher les produits et découvrir leur expérience (il n’ y a pas de boutique en France).

Me voilà rendue au 39 Bond Street, en plein cœur de East Village pour vivre une expérience shopping inédite…

 

Une première impression de qualité et un engagement en profondeur

Lorsque je rentre dans la boutique, je me sens bien, les couleurs sont belles et naturelles, les imprimés assez travaillés, les coupes simples et épurées permettent de mixer basiques et pièces plus sophistiquées. Au toucher, les étoffes sont super douces et agréables.
 
A première vue, En termes de matières premières, la marque privilégie les matières naturelles (coton, soie…) ou encore celles moins gourmandes en eau et plus nobles telles que le lin.
 
J’étais également agréablement surprise de trouver autant de pièces en Lyocell.
 J’affectionne tout particulièrement cette matière textile car son procédé de fabrication est moins polluant, elle est biodégradable car dérivée de cellulose de bois. Ses fibres sont résistantes (se déforment moins au lavage) et respirantes (agréable pour l’été) . Son effet peau de pêche est juste tellement agréable sur la peau.
 

Par ailleurs, en ce qui concerne la partie upcycling,  15% des pièces du catalogue de Reformation sont réalisées à base de surplus de tissus et environ 5% sont taillées à partir de textiles vintage.

La marque applique également des critères stricts (usage et retraitement de l’eau et de l’air, contrôle des produits chimiques…), notamment en matière de teinture telles que les certifications Oeko-Tex® Standard 100 et Bluesign®System.

50% des vêtements sont produits aux USA dans des ateliers en propre à LA qui permettent de redynamiser l’activité textile de la région.

Cela fait quand même du bien d’avoir des étiquettes qui n’affiche pas systématiquement 100% Polyester et Made in China.

Si vous voulez en savoir plus sur les engagements de la marque, je vous invite à explorer leurs engagements complets.

 



« Etre nu(e) est l’option la plus durable. Nous sommes la seconde option. »

Slogan Reformation

Le digital au service de l'expérience client

La boutique- showroom est ultra épurée et lumineuse,  avec un mobilier en bois neutre. Des portants minimalistes sont disposés dans une pièce au style industriel (typique des boutiques New Yorkaises).

Les vêtements pendus sont des modèles d’exposition, on ne prend pas les vêtements comme dans un magasin classique. Des écrans sont disposés le long des murs avec tous les articles référencés. Il suffit de créer son « dressing virtuel » et d’ajouter les pièces que l’on souhaite essayer.

 

Les photos permettent de se figurer les pièces portées et surtout petit bonus assez plaisant, vous avez l’indice d »éco-responsabilité  » du vêtement calculé. En effet, la marque a défini RefScale sont propre outils de mesure d’impact écologique (usage des ressources naturelles et rejets tout au long du cycle de fabrication)

Quand on est pas habitué, l’expérience non guidée peut être perturbante (j’ai du demander à la vendeuse plusieurs explications haha)

Des vendeuses avec des Ipad vous facilitent l’expérience en vous guidant dans vos premiers pas et en prenant le temps de vous expliquer le concept.

Une fois votre shopping virtuel terminé, votre « dressing room » est préparée en arrière boutique et là le temps d’attente est assez aléatoire. La première fois on m’a annoncé quand même 80 minutes d’attente! Du coup, je suis revenue un jour moins chargé, où j’ai quand même attendu 15 minutes.

Vous me direz, comme on a du temps, on peut explorer le site sur un des Ipad disposés sur la « salle d’attente ».

 

En ce qui concerne l‘expérience shopping,  on a pas les bras chargés, on a l’esprit plus libre pour lire, découvrir la marque et choisir,  les vendeuses n’ont pas besoin de passer leur temps à ranger des affaires mais petit bémol pour le temps d’attente qui peut être assez long pour essayer les fringues .

Mais ce n’est pas fini, le meilleur reste à venir ….

Un moment à soi pour essayer

Une fois mon dressing virtuel « Ready », une vendeuse super souriante m’emmène dans ma cabine 3.0.

Et là c’est quand même fun et inédit pour moi.

Mes affaires sont disposées dans un placard comme à la maison (sauf qu’il est plus minimaliste haha).

La pièce est spacieuse et toujours dans un style ultra épuré

On peut changer la lumière de la pièce pour donner une ambiance plus cosy ou plus disco.

Un câble est à disposition pour écouter sa musique.

ok… je comprends mieux le temps d’attente 🙂

Besoin d’une nouvelle taille. Plus besoin de se rhabiller et d’aller chercher une vendeuse à moitier à poil (vous visualisez la scène ?). Un écran sur le mur permet d’ajouter des pièces à son dressing. Vous n’avez qu’à fermer votre placard. La vous dansez en attendant votre pièce. Votre écran vous prévient quand votre pièce est prête.

Là, magie, vous ouvrez votre placard et de nouvelles affaires sont disposées

Responsable et cohérent jusqu'au bout

Une fois votre essayage terminé, on passe à la caisse.

Je craque pour deux hauts basiques noirs en Lyocell aux coupes super bien foutues (j’ai payé 80 dollars les deux).

Dans une logique zero waste, là pas de papier de soie, pas d’emballage, pas de flyers, juste un tote bag noir ultra résistant (je me trimballe avec depuis 1 mois, il n’ a pas bougé) est proposé si besoin.

Pas de ticket de caisse, et si on souscrit à une énergie verte (en tant que New yorkais) on a 100 $ de Shopping dans la boutique ou en ligne.

 

En conclusion, une expérience client qui vous chouchoute et qui amène de la nouveauté et de l’inédit.

Toute votre moment shopping est pensé pour vous simplifier la vie et vous faire passer un moment agréable focalisé sur le produit… enfin sous réserve d’un temps d’adaptation car pour les novices de l’expérience client, sans vendeuse, la logique n’est pas super évidente.

Par ailleurs, le temps d’attente est exponentiel en fonction de l’affluence et du coup pas toujours très efficace. J’ai quand même passé beaucoup de temps à ne rien faire (15 minutes à attendre ma dressing room, 10 minutes dans ma cabine à attendre de nouvelles tailles). En temps cumulé cela n’est pas forcément adapté avec son chéri 🙂 Je conseille du coup d’y aller seule, un jour calme et sans RDVs pour profiter pleinement.

Coté engagements écologiques et sociaux, la marque a pensé à tout et surtout est super transparente. Les thèmes sont super approfondis, hyper didactiques, avec des actions très concrètes et jusque boutistes (le papier des étiquettes est en carton recyclé par exemple).

Enfin, une armée de vendeur en arrière boutique pour préparer les commandes et personne en boutique ou presque qui rend l’expérience un peu moins chaleureuse. Si vous êtes adepte de l’échange et du partage, ce n’est pas forcément super adapté.

 

Read More

Shopping cart

0

Votre panier est vide.